Librairie Les Vagues


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Notre librairie est une librairie généraliste spécialisée dans les cultures queers/LGBT, par la mise en valeur d’ouvrages et/ou d’auteur.ices abordant cette thématique (au sens large). On y trouve les rayons habituels (romans, jeunesse, poésie, sciences humaines, etc) mais avec une perspective queer, féministe, antiraciste.
Amandine et Max vous accueillent pour 2 discussions :
Librairie spécialisée dans les littératures queers
Discussion
Penser avec Monique Wittig
avec Natacha Chetcuti


Vendredi 8 mai
16h-17h30
Saisir l’effet transformatif de la pensée wittigienne : se défaire de la pensée straight
La pensée de Monique Wittig se fonde dans et avec des théoriciennes féministes matérialistes, elle s’en distingue également par son analyse de « La pensée straight ». Afin de restituer la cohérence et la radicalité de l’effet transformatif de la pensée wittigienne nous reconstituerons l’ancrage de l’œuvre wittigienne au sein du courant féministe matérialiste francophone pour montrer le sens de concepts sur lesquels Wittig base son analyse : matérialisme, classe de sexe, sexage, groupes minoritaires. Toutefois son œuvre se distingue du féminisme matérialiste par sa théorie de l’hétérosexualité : Celle-ci est définie comme un régime total fondé sur l’appropriation des femmes par les hommes, et sur l’effacement de ce rapport social dans le système de pensée essentialiste, que Wittig nomme la « pensée straight ». Comment Wittig théorise les mécanismes de minoration et d’altérisation des groupes opprimés. Que signifie la pensée straight ? Quelles en sont les propositions théoriques leurs effets immédiats ?Écrivez votre texte ici ...
Discussion
Addiction
avec Charlotte Peyronnet
Samedi 9 mai
10h30-12h00


On a mille raisons de boire. Par tradition familiale. Pour s’intégrer. Pour rigoler. Par bizutage. Par mondanité. Pour amuser la galerie. Pour danser. Pour se faire bien voir. Pour être promue. Pour se désinhiber. Pour plaire. Pour jouir. Pour s’assommer. Pour passer l’ennui. Pour oublier…
Charlotte Peyronnet a trente-deux ans. De bonne famille. Bardée de diplômes. Journaliste et chef d’entreprise. En couple. Un toit. Une famille bourgeoise. Des parents aimants. Rien à dire sur le papier. Et pourtant, elle a eu envie de crever. Crever d’alcoolisme. Elle nous raconte non pas comment elle a arrêté de boire, mais comment elle en est arrivée là. Pourquoi elle a bu, comment elle a dissimulé. Verre après verre, année après année. Une personne alcoolique est capable de tout. Totalement imprévisible. Black-out, coma, mutilations, blessures, violences. C’est cru et sans détour.
« Rassure-toi toutefois, je n’ai pas écrit ces lignes pour que tu arrêtes de boire. Je n’ai pas vocation à fracasser le patrimoine français et j’aime trop la compagnie des buveurs pour ça. Non, je l’ai écrit pour te montrer qu’on peut s’en sortir. Qu’on peut aider les femmes comme moi. Mais que pour ça, il faut qu’on les remarque. Celles qui n’ont pas la gueule de l’emploi.
